Le succès de la participation d’investissement en Immobilier
Le financement participatif immobilier a démontré, au premier trimestre 2020, une forte résistance malgré la crise du Covid-19 qui n’a pourtant pas épargné les investisseurs sur les autres marchés.

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L’immobilier a toujours eu une place de choix en tant que classe d’actifs populaire. L’attrait universel de l’immobilier en tant qu’investissement réside dans la diversification qu’il offre. La bourse oscille au jour le jour – et parfois violemment pendant les périodes d’exubérance extrême ou de peur terrible – mais les propriétés physiques ne sont pas intrinsèquement corrélées à ces mouvements. Pour cette raison, l’ajout de biens immobiliers à un portefeuille entraîne généralement une volatilité plus faible et un rendement souvent plus élevé également.

L’inclusion de biens immobiliers dans un portefeuille d’investissement est le conseil en investissement presque universellement accepté. Il offre une diversification par rapport au risque de marché plus large et peut fournir des rendements attractifs sous forme de loyer ou de dividendes. Pourtant, l’accès à l’immobilier est un sérieux défi pour de nombreux investisseurs qui ne possèdent pas des fonds nécessaires.

La participation d’investissement vient à l’immobilier.

Les plateformes de crowdfunding, ou de financement participatif, permettent à des personnes, entreprises et associations de lever des fonds auprès d’investisseurs particuliers ou professionnels.

En 2019, 629 millions d’euros ont été collectés via les plateformes de financement participatif en France, d’après le baromètre de Mazars et Financement Participatif France (FPF), qui recense une soixantaine de sites. C’est 56% de plus qu’en 2018. Le rythme de croissance est très soutenu puisque la collecte globale avait augmenté de « seulement » 20% entre 2017 et 2018. Au total, plus de 1,3 million de personnes ont permis de financer 19 954 projets (contre 33 381 en 2017). A noter qu’un investisseur a pu réaliser une ou plusieurs souscriptions dans l’année.

Les plateformes françaises de participation d’investissement immobilier ont collecté en 2019, 373 millions d’euros pour 544 projets.

C’est 102% de plus par rapport à l’année précédente. Le montant de collecte moyen des 28 plateformes recensées s’élève à 689 150 euros avec une durée moyenne de placement de 21,3 mois. Parmi les 544 projets financés, 79% sont des projets résidentiels, 8% des commerces, 5% des projets de bureaux, 3% des projets d’aménagement, 3% des projets hôteliers et 2% autres (comprenant notamment des projets de logistique, coworking et des pôles santé).

« …102% de plus par rapport à l’année précédente.. »

Un nouvel engouement est apparu pour les plateformes proposant des actifs à l’étranger. Les profits semblent plus prononcés sans toutefois une augmentation des risques. La croissance du financement participatif immobilier à l’étranger en général s’est appuyée sur des rentabilités annoncées particulièrement alléchantes. Certaines dépassent les 10%.

La diversification à travers la foule.

En parlant de diversification, les avantages d’une plateforme de financement participatif sont évidents.

Bien que la plupart des investisseurs traditionnels soient limités à un petit sous-ensemble de biens immobiliers possibles dans lesquels investir, les transactions ne se matérialisent pas en grand nombre. A moins d’être un investisseur immobilier professionnel, au lieu de cela, vous êtes coincé avec un menu limité de propriétés, généralement proche de vous géographiquement.

Les plateformes de participation d’investissement en immobilier peuvent élargir considérablement l’univers des investissements possibles (pour les investisseurs accrédités de toute façon). Il permet aux investisseurs d’accéder à des transactions réparties à travers le pays et permet d’allouer de petites sommes à une gamme de propriétés, plutôt que d’avoir à mettre la plupart, ou la totalité, de leurs capitaux immobiliers dans le même panier.

À mesure que les plateformes se sont multipliées et se sont développées, la sophistication de leurs offres a évolué et finalement, tout le monde, ou presque, devrait avoir un accès à ces plateformes.